ChapkaVrac’ ! #1 : Indignez-vous !
Pour inaugurer cette rubrique prévue depuis longtemps j’ai quelques textes en réserve que je voulais publier au printemps. Mais l’actualité me pousse à l’ouvrir plus tôt que prévu. Cette rubrique qui contiendra des coups de gueules des plus sérieux aux plus potaches sur des sujets tous azimuts s’ouvre avec un sujet grave et important: une mise en examen…
Bon … C’est parti …
Je découvre ce matin en faisant ma revue quotidienne d’actus et de blogs un billet extrêmement étonnant intitulé “Ce matin, j’ai été mis en examen”. J’attaque le résumé en m’attendant à un titre choc pour un billet bien senti et polémique. Alors qu’en fait il s’agit d’un titre littéral, premier degré qui recouvre une réalité brute. MRY a été mis en examen pour avoir invité des gens qui comptaient se rendre à un festival Twitter à “reconsiderer leur position” dans une note publiée il y a plus d’un an…
Et bien non ce n’est pas une blague …
Les personnes morales misent en cause sont la Fondation Lejeune, la société organisatrice du Twestival , AnthineaFox qui ont comme point commun un homme : Nicolas Lepissier. Ce qu’MRY relève c’est que ce festival a pour but de financer un projet de la fondation et relève donc un conflit d’interet (qui saute aux yeux !) avant de mentionner les acointances quelques peu “collantes” de cette fondation…
La contraception chimique engendre le lesbiannisme !
Pour information voici une des publications de cette fondation dont l’idée sous-jacente est quelque peu … comment dire … Je vous laisse trouver tout seul… La contraception chimique pourrait engendrer le lesbiannisme qui est une maladie comme tout le monde le sais…
Mais ce qui est le plus dérangeant c’est cette action en justice pour diffamation: arretons-nous deux secondes. Un blogueur est invité par une société pour participer à un festival. En se renseignant il s’aperçoit qu’on ne lui a pas tout dit car il se cache derrière une fondation qui a très clairement prit position entre autres contre l’avortement. Il creuse et relève d’autres points qui sont concordants avec certaines thèses de l’extrême droite. Il le dit et invite ceux que ça piquerait (comme lui) à reflechir avant d’y aller.
La réaction est un procès en diffamation … Sur la base de quoi ? Tous les faits exposés sont avérés. Ceux qui le sont moins sont exposés au conditionnel (“voire” concernant l’Opus Deï). SURTOUT il mentionne bien que sa décision de ne pas y aller est mue par le fait qu’un seul individu représente les deux personnes morales sus-mentionnées. Et que donc il ne lui semble pas très honnête intelectuellement voire même relever du financement déguisé. (Qui peut dire le contraire ?)
Comme le relève très bien Tristan Mendès-france dans son blog. Ce n’est pas tellement les combats de la fondation qu’il faut regarder mais plutôt dans quel ensembles ils sont menés. (J’ajouterai à ses exemples les écoles pour enfants surdoués de la Scientologie par exemple).
Mais cette action en justice est surtout préocupante par ses implications… On connait tous et toutes (ou dans l’autre sens d’ailleurs) le webzine d’MRY. Il appui là où ça fait mal, il est caustique, il ne lache pas quand il a commencé à mordre, il agace, il fait chier, il informe sans concessions, il triture, il s’envole lyriquement pour plonger en piqué lame au clair. Bref il est libre …
Quel a été le préjudice réel subit par cette Fondation ? Cette société ? ce type à la double casquette ?
Mais combien ont tremblé quand ils voyaient un billet les concernant alors qu’ils n’étaient pas très à l’aise dans leur baskets ? Combien ont envié sa capacité à se faire des ennemis et à s’en taper ? Quel a été le préjudice réel subit par cette Fondation ? Cette société ? ce type à la double casquette ?
Mais surtout, combien de menaces en diffamation à venir chaque fois qu’un billet sur un blog écorche parfois à tort ???
Nicolas Bordas doit-il m’attaquer après mon billet concernant SMARTS (ce coup ci j’ai bien mis le “s”) étant donné qu’il a indiqué en privé que certaines de mes allégations étaient fausses ?
Comment peut-on mettre un pieds dans cet espace de liberté qu’est le web (2.0 ou autres je m’en tape), demander publiquement le soutien de la twittosphère en masquant des infos et attaquer en justice dés que quelqu’un appui là où ça fait mal ?
Pour être à présent honnête ce billet n’a pas pour véléité de défendre la liberté d’expression, la liberté, la blogo-machin ou la twitto-truc.
La seule raison d’être repose dans une phrase qu’un jour un mec bien m’a dit : “ON NE TOUCHE PAS AUX POTES…”
